Voici quelques citations très intéressantes de Jacques Ellul dans le livre En saison, hors saison. (HT Scott B. de la Groupe Facebook Christarchy.)
« Le milieu anarchiste est le seul dans lequel je me sens souvent à l’aise. J’y suis moi-même. Par contre, je ne suis à l’aise ni dans le milieu de droite, qui ne m’intéresse pas, ni dans le milieu de gauche, pour lequel je ne suis pas trop socialiste ni encore moins communiste. Et je ne suis pas du tout, vraiment pas du tout à l’aise dans le milieu de la gauche chrétienne… »
« Jésus ne représente pas l’apolitisme ou le spiritualisme. Il refuse fondamentalement de se conformer à l’autorité politique… Il conteste toute tentative de valider le monde politique et rejette son autorité parce qu’elle n’est pas conforme à la volonté de Dieu. »
« J’avais vu l’échec du Front populaire en 1936 ; l’échec du mouvement personnaliste, que nous voulions révolutionnaire et que nous avions essayé de lancer à une échelle modeste ; l’échec de la révolution espagnole, qui avait eu une grande importance pour Charbonneau et moi ; et l’échec de la libération [de la France à la fin de la Seconde Guerre mondiale]. Tout cela formait une accumulation de possibilités révolutionnaires ruinées. Après cela, je n’ai jamais cru que l’on puisse changer quoi que ce soit par cette voie. »
« Il n’y a pas de continuité possible entre les actions de l’homme sur terre et l’établissement du Royaume de Dieu. […] L’homme ne peut pas faire le bien par lui-même. Et je dois encore une fois clarifier ici. Le bien dont parle l’Écriture n’est pas l’équivalent de la bonté morale, mais une condition de conformité à la volonté de Dieu. Et le bien que toute philosophie morale nous décrit ne coïncide pas nécessairement avec la volonté de Dieu telle qu’elle nous est montrée dans la révélation. En d’autres termes, lorsque nous disons que l’homme ne peut pas faire le bien par lui-même, cela signifie qu’il ne peut pas faire la volonté de Dieu sans Dieu. »
« J’étais hostile à la politisation de l’Église, à la primauté de la politique ; j’étais fermement opposé à un slogan bien connu : « Cherchez d’abord le royaume politique et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » […] L’opinion populaire soutenait que le christianisme devait s’exprimer avant tout dans le service […] Je soutenais que le service ne signifiait rien s’il n’y avait pas une proclamation explicite du message de Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur. »
« Les chrétiens doivent-ils adhérer aux mouvements existants, les plus justes, doivent-ils, par exemple, se ranger du côté des pauvres, ou bien le christianisme a-t-il quelque chose de vraiment spécifique et unique qui ne doit pas être confondu avec quoi que ce soit d’autre ? Dieu veut-il accomplir une action différente dans l’histoire à travers les chrétiens, qui n’ont donc pas besoin d’adopter des plans et des doctrines toutes faites ? Je suis totalement en faveur de la deuxième perspective… [Il s’agit donc] non pas de fonder un parti ou un syndicat chrétien, ni d’unir les chrétiens autour d’une doctrine sociale de l’Église. Il ne s’agit pas non plus que les chrétiens adhèrent à un parti particulier. »
Nous sommes toujours et seulement partisans du Christ.


